Syndicat des
enseignantes et enseignants
du Cégep de Rimouski
Centrale des syndicats du QuébecFérération des enseignates et enseignats de CEGEP

Coups de cœur du comité féministe

Élise Côté-Levesque, Caroline Laberge et Catherine Paradis

Pour alimenter vos réflexions sur la question féministe, le comité féministe du SEECR vous partage ses derniers coups de cœur. N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions si le cœur vous en dit. :)

 

Moi les hommes, je les déteste (2019) de Pauline Harmange — Essai

Ce titre qui a soulevé la polémique l’automne dernier (en France, surtout) a eu un écho assez fort chez moi : combien de fois, autour d’une bière prise en compagnie d’hommes ou encore en classe, ai-je précisé que « oui, mais le féminisme, vous savez, n’implique pas que les femmes haïssent les hommes, on peut très bien être féministe et aimer les hommes »? Voilà que Pauline Harmange, elle, ose braver l’interdit et prendre le chemin qui semblait barré à toutes nous autres, c’est-à-dire affirmer que nous avons le droit de ne pas aimer les hommes, et qu’on peut même les détester pour toutes les violences — physiques, sexuelles et symboliques — qu’ils font subir aux femmes.

Sous ses dehors provocateurs, l’essai d’Harmange emprunte les sentiers connus du féminisme et apprendra peu à celles (ou à ceux) dont la réflexion sur le sujet s’est déjà nourrie de diverses lectures. Il n’en demeure pas moins un texte efficace, dans lequel l’autrice parvient habilement à allier son expérience personnelle aux tendances sociales que le féminisme a permis d’identifier, sans appeler à un appareillage théorique qui pourrait alourdir le tout. Moi les hommes, je les déteste s’avère ainsi une porte d’entrée intéressante sur le féminisme grâce, entre autres, à l’actualité des exemples donnés — pour peu que celles (et surtout ceux) qui le liront osent confronter cette idée que vraiment, les hommes peuvent être détestables. 

« Léa Roback » à Aujourd’hui l’histoire, Radio-Canada (9 mars 2021) — Émission de radio

Je suis tombée un peu par hasard sur cet épisode d’Aujourd’hui l’histoire la semaine dernière et j’y ai découvert une femme tout ce qu’il y a de plus épatante — tellement que je ne comprends pas pourquoi ce nom ne me disait rien. Léa Roback (1903-2000) a pris part à tous les combats du XXe siècle : militante communiste, syndicaliste, féministe, elle a lutté toute sa vie contre les injustices et la pauvreté. Il est fascinant de l’entendre, jusque dans les années 1990, la voix encore si claire, les mots encore si justes, la passion encore si vive. Prenez le temps d’écouter l’émission, cette femme et sa contribution à notre société doivent être davantage connues, mais surtout, reconnues. 

Le nom de ma mère (2019) Marie-Hélène Frenette-Assad — Balado 

En 1981, le Québec vit une réforme de son Code civil; les femmes peuvent désormais conserver leur nom de naissance et ainsi, le donner à leur enfant. Résultat d’une lutte féministe pour l’égalité entre les hommes et les femmes, la pratique fut très populaire à l’époque. Moult enfants nés dans les années 80 portent un nom de famille composé. Or, cette pratique se fait de plus en plus rare aujourd’hui. 

En cinq courts épisodes, Le nom de ma mère se questionne sur l’affiliation familiale liée aux noms de famille, au sentiment d’appartenance et à notre identité. Le balado retrace aussi le récit d’une lutte féministe que l’on semble avoir oubliée collectivement. 

Un balado produit par Transitor média, disponible sur la plateforme Ohdio de Radio-Canada. 

https://ici.radio-canada.ca/premiere/balados/7434/nom-famille-mere-femme-enfant